Depuis 2008 dans cette folle équipée éditoriale, malgré tous les obstacles qui jalonnent la confection de nos ouvrages, nous sommes plus obstinés que jamais à faire de l’édition un foyer de dysfonctionnement du système, d’évoluer pleinement dans notre époque.
Dans l’ancien régime, l’aristocratie littéraire prenait possession de la république des lettres, leur production marquée par la grâce royale était produite par une corporation qui monopolisait la chose imprimée. Depuis, l’ancien régime a cédé sa place à de nouveaux régimes. La production littéraire n’y est plus marquée de la grâce royale, mais de celle des capitaux et les monopoles y sont conférés par le roi argent. Nous, des bas-fonds, nous sommes de la racaille littéraire. Nous façonnons nos petits missiles de papier que nous jetons à la face de la bourgeoisie.
08H00 au Centre culturel PROGR, Waisenhausplatz 30, Bern.
20H00 au Salon du livre de Genève sur le stand du Cercle de la Librairie et de l’Édition de Genève.
19H30 au Saltimbanque, rue des Grottes 26 à Genève.
Nous ouvrons deux nouvelles collections. Metro sera consacré à l’urbanisme et sa critique. Le premier ouvrage d’Andy Merrifield qui inaugure la collection, Metromarxisme, dresse les portraits d’auteurs qui ont pensé la ville. Forme étudie quant à elle le design, la typographie et la création contemporaine à travers les écrits des praticiens et des théoriciens pour appréhender l’univers esthétique dans lequel nous évoluons aujourd’hui et comprendre le grand bouleversement du champ visuel qui s’est opéré dans les trois premières décennies du XXe siècle. Elle débutera avec La Nouvelle Typographie le grand ouvrage-manifeste de Jan Tschichold.
Les collections Rupture et Négatif font table rase. L’ouvrage de Mario Tronti, Ouvriers et capital, sera le premier de la nouvelle série. L’apparence, le format, la mise en page et la reliure sont optimisés pour améliorer votre expérience de lecture. La collection Négatif est renommée A6, les premiers ouvrages arrivent dans le courant de l’année 2016. Le site internet a subi également une cure de jouvence. Vive la révolution !